Carnaval 2016
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Bienvenue à RIMONT
Bienvenue à RIMONT

Rimont est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Midi-Pyrénées. elle est située sur un colline surplombant le Baup.

Étymologie : Mont riant; mais selon F. Baby venant de "Ri(u) + Mont": "Rivo Monte" (ruisseau de la montagne pour désigner le ruisseau de Portet, en 1448 et 1455)

Le 15 octobre 1801 (23 vendémiaire an X) : Les communes de Castelnau-Durban, Cert, Clermont, Esplas, Lescure, Rimont qui faisaient partie du canton de Rimont passent au canton de St Girons : le canton est supprimé. 

Nom des habitants : Rimontais et Rimontaises

Armorial (1697) : (celui du couvent des prémontrés de Combelongue) :

D’or, à un pin de sinople, chargé de cinq pommes d’or et soutenu d’un terrain de sinople

Célébrités :

Paul Bordes : né et DCD à Rimont (1761-1847) ; élu député au conseil des Cinq Cents en octobre 1795. Il y siège jusqu’au coup d’état de Bonaparte des 18 et 19 Brumaire de l’an VIII (9 et 10 novembre 1799), puis au Corps Législatif jusqu’en 1803

 

 Bordeaux Henri: Académicien (Famille originaire de Maneyre à Rimont)

 

Paul Laffont: Né le 25 avril 1885 au Mas d'Azil, avocat et homme politique ; sous secrétaire d’État au ministère des Postes dans les cabinets Briand et Poincaré ; Député de 1914 à 1930; sénateur (Gauche démocratique) du 20 octobre1929 à sa mort, vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain ; propose l'Andorre pour l'implantation de Radio-Andorre (pour faire face au monopole d'État); assassiné le 13 juillet 1944

Combat et destruction de Rimont par les troupes allemandes le 21 août 1944

 

Dès le 20 août Rimont avait constitué une garde civique.

Le 21 août à 9 heures 10, un des hommes donne l’alerte et signale que les Allemands montent vers Rimont.

Tous les hommes armés rejoignent leur poste de combat en avant du village. Les hommes de Rimont appuyés par 8 Espagnols du maquis de Rilles ouvrent le feu sur le premier détachement allemand. Ils se rendent compte dès le début du combat qu’ils ont à faire à une troupe considérable et fortement armée.

Malgré l’inégalité des forces en présence, (du côté des nôtres, il n’y avait que 23 hommes plus 8 Espagnols, et qu’il a été reconnu que la colonne allemande comptant plus de 2000 soldats, et l’armement insignifiant des hommes). Le combat se poursuivra jusqu’à l’épuisement des munitions, soit 2 heures après le premier contact. A 11 H 15, nos hommes sont obligés d’abandonner les abords du village qu’ils avaient protégé jusqu’à cette heure. Les troupes allemandes l’occupent immédiatement, et s’emparent des civils qui étaient restés au village, hommes, femmes, vieillards.

Au fur et à mesure qu’ils avancent dans le village, ils pillent toutes les maisons, et mettent le feu partout, maison par maison à la grenade incendiaire, avec de l’essence et même avec du papier et des bûchers faits avec des chaises ; systématiquement, ils détruisent tout. 142 maisons ont flambé.

Celles qui restent debout (17) n’ont pas échappé à leur sauvagerie, mais pour certaines le feu n’a pas voulu prendre et d’autres ont pu être éteintes par des habitants du village. D’autre part, d’après les témoignages recueillis, 6 (sic) habitants de Rimont ont été fusillés par les Allemands.

1)      Monsieur Alio Jean Baptiste, 28 ans, instituteur en congé à Rimont, a été emmené par les Allemands et au bas de la côte de Rimont au lieu-dit « La Fontaine de Marie» a été fusillé.

2)      Tolomei Jean, 62 ans, réfugié de Collioure, Pyrénées Orientales, a été pris devant sa femme et a été fusillé presque sur place.

3)      Rousse Jean, 53 ans, cultivateur au hameau de « Pas de la Plagne », près chez lui a été fusillé ; sa ferme a été incendiée après.

4)      Soula Louis, 43 ans, cultivateur au hameau de « Terrada », fusillé le long de la voie ferrée en même temps que Monsieur Rousse Jean. Sa ferme a été incendiée.

5)      Servat Joseph, 55 ans, maître valet de ferme, fusillé dans le village. Son corps a été retrouvé trois semaines plus tard dans les décombres d’un mur.

6)      Soula Félicien Adolphe, 78 ans du « Hameau de Lasserre » a été fusillé devant sa porte.

7)      Forgues Etienne Joseph, 66 ans, au hameau de Bennet. (Cette personne ne figure pas dans certains rapports)

D’autres hommes ont été mitraillés pendant qu’ils cherchaient à s’enfuir.

C’est le cas de :

Monsieur Soum Antoine dit Jean, 70 ans

Monsieur Rousse Jean François, 72 ans

Madame Laffont Marie, 75 ans a été tuée par une balle perdue.

Monsieur Sentenac Adrien, 71 ans, est disparu ; on le suppose carbonisé sous les décombres de sa maison.

Par ailleurs, 25 personnes avaient été prises comme otages dès la rentrée des troupes allemandes.

 *

Résumé des Témoignages des habitants de Rimont

qui étaient restés dans le village pendant le combat et avaient été prises par les Allemands.

Le 21 août, vers 11H 15 quand les Allemands ont pénétré dans le village, ils tiraient dans les fenêtres des maisons et mettaient le feu à tous les bâtiments qu’ils rencontraient.

Les habitants qui étaient encore dans les maisons ont donc dû quitter celles-ci ou les caves où ils s’étaient réfugiés.

Ils furent ramassés en plusieurs groupes :

1)      Un groupe fut réuni en haut du village et conduit à l’abbaye de Combelongue (colonie de vacances) où ils furent gardés à l’intérieur des bâtiments. Les Allemands ont pillé cette colonie prenant l’argent, les denrées et le linge qu’ils trouvaient.

2)      Au milieu du village, un groupe d’hommes (environ 20 personnes) et de jeunes fut rassemblé et aligné le long du mur de la maison de Mr Cabau, marchand de vins. Toutes ces personnes ont l’impression qu’elle auraient été fusillées, si l’un des leurs, Monsieur Sentenac François, risquant sa chance, ne s’était échappé en traversant la maison et en sautant par une fenêtre dans un parc situé en contrebas de 6 mètres en dessous de cette maison. L’officier et les soldats allemands qui encadrent les soldats mongols sont partis à sa recherche et ne sont pas revenus. Les soldats ont donc conduit les personnes en bas du village et les ont fait se joindre au 3ème groupe.

3)      Un groupe d’hommes d’un certain âge, de femmes et d’enfants avait été formé, face à la propriété sise au bas du village dite La Vignasse.

L’officier, après un 1er interrogatoire rapide, a permis à de vieilles femmes et à des enfants de partir par la route du Mas d’Azil.

L’interrogatoire a repris ensuite plus serré ; un par un, l’officier menaçait chaque personne. Il voulait faire avouer où qu’ils étaient du maquis ou d’une famille de maquisard. A plusieurs reprises, ils ont aligné des personnes le long du mur en leur disant qu’ils allaient être fusillées pour venger les soldats allemands morts.

Enfin, tous les habitants ayant résisté à l’interrogatoire et n’ayant rien avoué, l’officier les a remis en garde à quelques soldats ainsi que les personnes du groupe 2 qui les avaient rejoint. Ils furent conduit dans un pré, en contrebas de la route nationale et restèrent allongés tout le jour pour s’abriter des balles perdues qui passaient au-dessus de leurs têtes.

Le soir, les gardiens sentant le combat perdu leur offrirent de partir. Ce qu’ils firent vers 22 H 30 à la nuit. Ils purent tous s’échapper malgré des rafales que leur envoyaient divers groupes allemands qui les aperçurent.

Le mot du Maire :

Frédéric BONNEL et le conseil municipal vous souhaitent la bienvenue sur le site de RIMONT

Coordonnées

MAIRIE DE RIMONT
Village

09420 Rimont

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Tél : 05 61 96 33 90

Fax: 05 61 96 37 45

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